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NATASCHA NIEDERSTRASS

THE VANISHING WOMAN / ESCAMOTAGE D'UNE FEMME

19 NOVEMBRE AU 19 DÉCEMBRE 2022

November 19 – December 19, 2022

NATASCHA NIEDERSTRASS | THE VANISHING WOMAN / ESCAMOTAGE D'UNE FEMME

NATASCHA NIEDERSTRASS | THE VANISHING WOMAN / ESCAMOTAGE D'UNE FEMME

PATRICK MIKHAIL À MONTRÉAL PRÉSENTE THE VANISHING WOMAN / ESCAMOTAGE D'UNE FEMME, UNE EXPOSITION DE L'ARTISTE MONTRÉALAISE NATASCHA NIEDERSTRASS

 

 

MONTRÉAL                                                            

19 NOVEMBRE AU 19 DÉCEMBRE 2022

 

VERNISSAGE :

SAMEDI 19 NOVEMBRE 2022

14H - 17H

 

 

 

PATRICK MIKHAIL à Montréal est heureux de présenter THE VANISHING WOMAN / ESCAMOTAGE D'UNE FEMME, une exposition de nouvelles œuvres de l'artiste montréalaise NATASCHA NIEDERSTRASS.

 

Avec The Vanishing Woman/Escamotage d’une femme, Niederstrass sonde les occurrences propres à la disparition du corps féminin dans les spectacles de magie du 19e siècle. Elle adopte une perspective critique par rapport à ce motif du passé en suggérant des parallèles avec le regard d’aujourd’hui porté sur les femmes. Ces trucages illusoires autrefois fréquents chez les magiciens – qui effaçaient la présence d’une femme sur scène en la recouvrant d’un textile ou d’un tapis – impliquent des considérations d’une forte teneur symbolique, voire politique. Pour Niederstrass, ce geste évoque l’invisibilisation d’une présence inopportune que l’on aurait cherché à écarter. L’artiste suggère même un rapport de correspondance iconographique avec une autre tendance de l’ère victorienne : celle des photographies aux mères cachées, des portraits d’enfants soutenus dans la pose par leur mère qui, elle, se dissimulait derrière des draps laissant néanmoins deviner sa silhouette.

 

Niederstrass présente une nouvelle série réalisée lors d’une résidence à VU. Dans une mise en scène aux accents lugubres, l’artiste allie photographie au sculptural dans diverses déclinaisons formelles faisant allusion aux scènes d’escamotage prisées par les magiciens. Fragmentaires et énigmatiques, les images ténébreuses suggèrent la présence de formes corporelles sous les plis du textile. Ces variations sur le motif invitent à réfléchir à l’insidieuse violence inhérente aux mécanismes d’invisibilisation et de déshumanisation du corps féminin.

 

La production photographique et installative de Natascha Niederstrass est imprégnée des interrelations symboliques qu’elle décèle dans la culture visuelle et dans l’histoire. L’artiste crée des reconstitutions narratives de phénomènes qui auraient été marginalisés par les discours dominants, en vue de rétablir leur place dans nos perceptions du réel.

 

Mettant à profit la vidéo, la photographie et l’installation, le travail de Natascha Niederstrass s’inspire en particulier de l’histoire de l’art, de faits-divers, de la scène de crime et du cinéma d’horreur de façon à souligner l’ambiguïté des signes et des codes culturels acceptés comme des vérités qui s’avèrent trompeuses par rapport à une réalité qui bien souvent nous échappe.

 

Fascinée par les questions de narrativité, elle explore les possibilités offertes par les méthodes de reconstitution, opérant spécifiquement dans les marges entre les notions de vérité et de fiction. Niederstrass choisit souvent d’utiliser une esthétique forensique afin de transporter le spectateur dans l’exaltant processus de reconstitution d’une histoire, d’une scène, d’une action spéculative ou d’un événement exclu du « visible ».

 

Diplômée de l’Université Concordia à Montréal (BFA) et de l’Université York à Toronto (MFA), Natascha Niederstrass a présenté plusieurs expositions individuelles et collectives en galerie et centres d’artistes. Son travail fait partie des collections du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée d’art de Joliette, de la Banque Nationale du Canada, de la Ville de Longueuil et de la Ville de Laval. Elle a complété une résidence à VU Photo à Québec en juin 2021 pour développer un nouveau corpus qui fut présenté en 2022 dans le cadre de la 10e édition de la Manif d’Art de Québec. À l’hiver 2021, elle réalisa également une résidence de recherche au Centre SAGAMIE en duo avec l’artiste saguenéenne Caroline Fillion dont le résultat des recherches fut diffusé à Occurrence - espace d'art et d’essai contemporains et au Centre SAGAMIE. Son premier livre d’artiste Stress aigu fut publié par Les Éditions Rodrigol au début de l’année 2022.

 

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